30/03/2011

La charte de Turin de la Fédération Internationale des Véhicules Anciens

A la petite semaine, nous vivons en toute innocence notre passion automobile... mais pour combien de temps encore... ?

Dans l'ombre certains se battent contre vous, et d'autres pour que nous puissions continuer à circuler en toute quiétude à bord de vos ancètres.

A l'heure où, véhicule hybride, électrique, chasse au gaspi et protection de la planette se font de plus en plus présent, la marge de maneuvre des véhicules anciens est vouée à être limitée si non à disparaitre. Nous sommes à présent dans une socièté où rouler en ancètre ou même aimer l'automobile devient de plus en plus culpabilisant aux yeux de la vindicte populaire.

La FIVA tente de protégér notre mode de vie de l'extinction désirée, par des écologistes "bien pensant", en fédérant les principaux club d'ancètres au niveau international. D'ou la naissance d'un doccument nomé "la charte de Turin" se basant principalement sur La "Convention de l'UNESCO pour la protection des biens culturels" du 14 novembre 1970.

Bonne lecture

Mike


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FIVA Une stratégie d’avenir pour les véhicules anciens :
avec la Charte de Turin, un pas en avant vers la protection internationale des biens culturels pour les véhicules historiques

Texte Heiner Jakob, en collaboration avec le groupe de travail Charte de Turin

Avec la Charte de Turin, la FIVA entend protéger l’univers des véhicules anciens contre certaines restrictions. Elle définit aussi le „prix“ que les amateurs de voitures anciennes doivent alors payer: l’acceptation de valeurs fondamentales à vrai dire évidentes.

La manière dont une société célèbre la mobilité faisait et fait toujours partie de son profil culturel. Les véhicules et leur utilisation sont étroitement liés avec l’évolution d’une société. Toujours plus d’hommes et de femmes s’intéressent aux véhicules anciens et désirent en posséder un. Alors que la passion pour les véhicules anciens était il n’y a pas si longtemps le violon d’Ingres d’un nombre bien limité d’idéalistes, on observe aujourd’hui à l’échelle planétaire un mouvement d’une importance historique et économique significative. Mais des dispositions toujours plus rigoureuses et complexes mettent en péril le droit de conduire des véhicules anciens sur les voies publiques.

De nombreux pays possèdent des règlements spéciaux et exceptionnels pour la circulation de véhicules anciens sur les voies publiques. Alors, la Fédération Internationale des Véhicules Anciens FIVA planche sur une stratégie pour garantir au niveau international le droit de conduire des véhicules historiques sur les voies publiques dans une jungle de restrictions administratives toujours plus complexes.

Fondée en 1966, la FIVA (Fédération Internationale des Véhicules Anciens), qui a son siège à Bruxelles, compte actuellement plus de 75 organisations membres dans plus de 60 pays, ce qui représente plus de 1.500.000 amateurs de véhicules historiques.

Plutôt que de lutter pour arracher des solutions individuelles dans chaque pays, la FIVA envisage une approche globale. La "Convention de l'UNESCO pour la protection des biens culturels" du 14 novembre 1970, qui est aujourd‘hui mise en œuvre dans le droit national de tous les 120 Etats qui l’ont adoptée, offre la base pour cette démarche. Sa reconnaissance internationale et sa ratification par les Etats associe étroitement les critères de l’UNESCO avec la législation nationale. Telle est la base de la stratégie de la FIVA.

La base de la stratégie de la FIVA

La "Convention de l'UNESCO pour la protection des biens culturels" définit ce qu’est un bien culturel et comment les Etat doivent s’engager à protéger leurs biens culturels. Elle fixe par ailleurs de nombreux autres éléments fondamentaux. En ratifiant la Convention et la mettant ultérieurement en œuvre, les gouvernements se sont engagés à reconnaître ces critères, tout comme les chartes acceptées par l’UNESCO se basant sur ceux-ci, aussi bien celles qui existent déjà que les futures.
La stratégie de la FIVA repose sur ces principes.

A cet effet, les critères définis par l’UNESCO, qui concernent principalement des objets statiques, doivent être "traduits" pour les besoins mobiles des véhicules. On n’avance pas là en terrain absolument inconnu. Les chartes qui existent depuis 2002 et 2005 pour les bateaux historiques (Charte de Barcelone) et les chemins de fer (Charte de Riga) constituent déjà une avancée fondamentale et ont prouvé que de telles idées pouvaient être mises en œuvre dans l’exploitation pratique, ceci en tenant compte autant des sollicitations des propriétaires que des aspects nécessaires relatifs à la sécurité. La FIVA n’invente rien d’absolument nouveau et ne fantasme pas sur des idées plus ou moins surréalistes. Elle cherche des alliés forts pour que les véhicules historiques restent mobiles et présents dans le monde entier sur une base juridique sûre.

Des définitions claires et des critères fermes sont une condition pour obtenir le privilège que serait une protection étendue pour les véhicules considérés comme un bien culturel mobile. Cette condition se concrétise actuellement dans la Charte de Turin.

L’acceptation et l’application de critères de l’UNESCO, qui seront à l’avenir transmis au „bien culturel roulant“, permettra de distinguer les bons des méchants et de rendre plus transparent l’ensemble du système "véhicules anciens". Les contrefaçons et les véhicules dont l’aspect et la technique ont été modifiés et qui n’ont plus rien d’historique n’auraient aucune chance d‘être immatriculés avec une carte grise collection.

Thomas Kohler, l’initiateur de la Charte, explique à ce propos: „Il faut voir comment les mensonges avaient et ont cours dans les milieux des véhicules anciens, combien de fois certains ont voulu mettre en circulation des véhicules vétérans qui n’étaient que des contrefaçons. La pratique qui consiste à faire de limousines des voitures de course, de raccourcir leur châssis, n’est pas non plus compatible avec les règles déjà existantes de la FIVA. L’article 4.3. [des statuts de la FIVA] ".... Aider et encourager la préservation, la restauration, l’usage et la documentation des véhicules historiques de tous modèles…" l’explique“.

12:08 Écrit par Mike | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Il y a eu l'an passé dans la presse US une campagne appelée "can they outlaw hot rodding". Même aux USA, où l'auto est un art de vivre, l'utilisation d'anciennes, modifiées ou non, est soumise à de plus en plus de réglementations.

Écrit par : j-f | 30/03/2011

Geo, t'es toujours à turin??? il est temps d'agir!!!

Écrit par : Raf | 31/03/2011

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